Le projet

[…] a débuté le 25 mars 2017 et s’est terminé le 13 août 2018 : article de bilan.

Objectifs :

  • Rassembler une équipe compétente intéressée par la traduction du livre
  • Promouvoir le livre en y publiant des extraits traduits en français

Avancement du projet :

Comment participer :

Présentation

Le livre « The New Human Rights Movement », écrit par Peter Joseph, est sorti le 21 mars 2017.

J’ai, dans la foulée, traduit l’introduction complète du livre (vois ci-dessous) et créé une mailing liste (framaliste) destinée aux personnes intéressées par une éventuelle traduction.

Pour en savoir plus sur le livre et son auteur, vous trouverez dans les sections à dérouler ci-dessous la traduction des principales sections du site officiel du livre.

Extraits traduits du livre

Traduction du site officiel


À propos de l'auteur

Peter Joseph est un critique social et un activiste américain qui a donné des conférences dans le monde entier sur le thème de la durabilité culturelle. Une fois considéré comme « Le héraut de Occupy Wall Street » pour sa prédiction tacite des inévitables soulèvements mondiaux contre les inégalités et l’injustice économique, son vaste travail médiatique a été traduit dans plus de 130 langues et vécu par 250 millions de personnes. Travaillant de concert avec de nombreuses ONG et organisations populaires, la préoccupation principale de Joseph concerne les structures socio-économiques qui sapent les progrès dans les domaines de la justice écologique et sociale. Il a été présenté et diffusé dans de nombreux médias, y compris le New York Times, The Huffington Post, Free-Speech TV et TED, et a donné plus de mille heures d’entrevues par le biais de spectacles radio et de podcasts au cours de la dernière décennie. Il est le président de l’organisation à but non lucratif [501(c)(3) NPO] The Zeitgeist Movement et réside actuellement à Los Angeles. Voir également : http://www.peterjoseph.info/


Pourquoi ce livre ?

Voici l’introduction complète de « The New Human Rights Movement »

« Nous ne sommes qu’un et si nous ne le savons pas nous le réaliserons de manière violente. »

– Bayard Rustin

Le message central de ce livre est que les solutions aux problèmes sociaux modernes ne sont pas tant liées aux aptitudes morales de la société qu’à la manière dont la société est techniquement organisée. Si je devais réduire l’idée à un simple terme, je dirais que la perspective est structuraliste. Le structuralisme signifie simplement que nous prenons en compte des relations d’ordre plus larges lorsque l’on pense aux affaires sociales. C’est une dérivation d’un concept plus généralisé appelé la théorie des systèmes (premier chapitre).

En termes de structuralisme, si l’on devait localiser la force la plus influente créée par l’homme et qui affecte la condition humaine, il ne fait aucun doute que le système social d’une société serait proéminent. Un système social est défini comme les moyens par lesquels une société s’organise pour faciliter la survie, la prospérité et, idéalement, la coexistence pacifique. De la mise en réseau du comportement des individus et des institutions, à des caractéristiques telles que la sécurité, l’accès aux soins, la gestion des ressources, les processus politiques et l’infrastructure des transports, les caractéristiques déterminantes d’un système social peuvent varier.

Globalement, un système social sert à maintenir et à améliorer la santé publique (chapitre quatre). La santé publique est une idée-parapluie qui englobe de nombreux facteurs et résultats. Prise comme une mesure générale, la qualité de la santé publique globale dans une société reflète en fin de compte la qualité de son système social. S’il s’avère qu’un système permet voire facilite des épidémies de maladies, la pollution, la famine, la violence, le crime, la privation, l’oppression sociale, la bigoterie, et d’autres caractéristiques nuisibles non nécessaires, alors l’intégrité de ce système social est remise en question.

Cependant, toute contestation de l’intégrité du système est en fait une contestation de l’intégrité de ses fondations mêmes, qui sont économiques. Comment une société gère ses ressources, le travail, la production et la distribution est de loin le trait le plus déterminant et le plus influent de la culture. C’est pourquoi, lorsque les gens discutent des systèmes sociaux en général, ils se réfèrent généralement à eux par leurs modes économiques.

Le capitalisme, le communisme, le socialisme, le féodalisme, le mercantilisme, etc. ont chacun des propriétés économiques spécifiques qui tempèrent toute la construction sociale. Le fondement économique de la société est ce qui détermine non seulement le type d’institutions politiques et sociales dont il dispose, mais aussi ses valeurs culturelles dominantes (chapitre deux). Un exemple de ce dernier est la culture du « consumérisme ». La culture de consommation reflète une adaptation sociologique aux besoins structurels de notre mode économique dominant. L’état le plus optimisé du capitalisme de marché est celui du chiffre d’affaires élevé. Sans cela, l’expansion économique ne serait pas possible en termes techniques. Par conséquent, une culture qui est motivée à acheter et à vendre autant que possible est favorable à la structure d’une économie de marché (chapitre quatre).

Je tiens à préciser que tout au long de ce travail divers termes seront utilisés pour faire référence à notre mode économique actuel. Le marché libre, le capitalisme, le marché, le système de marché, l’économie de marché et le capitalisme de marché seront utilisés à la fois dans un contexte détaillé et généralisé. Au désespoir de tous les puristes économiques traditionnels qui lisent ceci, une fois que ce texte établit sa définition fondamentale d’une économie de marché, ces termes deviennent généralement interchangeables en usage (chapitre deux). Bien que des éclaircissements soient toujours apportés à certains moments, la décision d’utiliser un terme au lieu d’un autre sera contextuellement subtile. Par exemple, si le contexte se rapporte aux relations de classe, peut-être pour mettre en évidence la richesse historique et la division du pouvoir entre les « propriétaires » et les « travailleurs », le terme « capitalisme » sera probablement utilisé. Ceci car ce terme est de manière inhérente liée à la distinction structurelle entre les deux classes ouvrières. En revanche, si le contexte concerne la dynamique liée au commerce lui-même, comme la théorie de l’équilibre général, j’emploierai probablement le terme « économie de marché » puisqu’il est plus spécifique à la dynamique de l’échange lui-même.

Il existe cependant un terme qui est très précis et qui sera beaucoup utilisé. Ce terme est socio-économique. Il s’agit de l’activité économique qui se rattache aux résultats sociaux et personnels. Il peut être utilisé pour décrire une cause ou il peut être utilisé pour décrire un effet. Un exemple simple est la pauvreté. La pauvreté moderne n’est en fait pas un sous-produit inévitable du partage d’une planète qui est soi-disant déficiente en ressources. La pauvreté est aujourd’hui une conséquence systémique propre à notre mode économique actuel. En d’autres termes, son existence est artificielle, et non naturelle. La pauvreté est simplement une externalité négative de l’économie de marché, tout comme l’est souvent la pollution industrielle (chapitre trois). Cependant, si la pauvreté est certainement un effet du système social, elle peut aussi être séparée en tant que cause. Dans la recherche sociologique moderne, la pauvreté est fréquemment citée comme un point de départ, ou une condition préalable, qui conduit à un éventail de problèmes socio-économiques. Il s’agit notamment de la mortalité prématurée, de la violence, de la déstabilisation sociale, des maladies épidémiques, de la criminalité, du suicide, de la maladie mentale, de la violence familiale et de bien d’autres problèmes de santé publique.

Pourtant, la pauvreté n’est qu’une caractéristique du phénomène global de l’inégalité socio-économique. L’inégalité socio-économique est liée à une série de problèmes sociaux préjudiciables, dont beaucoup sont assez surprenants (chapitre quatre). Par exemple, aussi étrange que cela puisse paraître, une personne vivant dans une nation généralement riche, avec un écart de revenu plus faible, peut connaître des résultats de santé publique très différents d’une personne vivant dans un autre pays généralement riche qui a un écart de revenu plus important. Cela se produit statistiquement même si ces personnes ont le même revenu absolu. Plus l’inégalité économique est élevée, moins les gens sont sains en moyenne.

Autrement dit, l’inégalité socio-économique est le plus grand préjudice pour la santé humaine et la stabilité sociale dans le monde d’aujourd’hui. C’est un problème systémique qui a des conséquences profondes. Le nouveau mouvement des droits humains vise à en finir avec cela, ou à s’en rapprocher autant que possible. Il ne s’agit pas d’ignorer d’autres questions d’injustice sociale telles que le racisme, la discrimination ou la xénophobie ; ni de contourner des problèmes socio-économiques croissants tels que la perte de biodiversité, le changement climatique, la pollution de l’eau et d’autres problèmes qui nuiront aux pauvres du monde bien avant les riches. Le nouveau mouvement des droits humains sert plutôt à unifier ces questions.

Bien qu’une approche fragmentée ait été nécessaire dans la recherche de la justice sociale et environnementale dans le passé, il existe une ligne de conduite dominante qui a été systématiquement manquée ou ignorée. Cette ligne de conduite est que presque toutes les formes d’oppression sociale sont enracinées dans l’inégalité socio-économique. Et la plupart des formes de déstabilisation destructrice de l’environnement sont enracinées dans la nature essentielle de notre mode économique. Ces deux questions sont essentielles à comprendre.

La causalité qui les entoure peut ne pas être toujours directe ou évidente. Comme cela sera discuté, nos esprits ont du mal à comprendre les réactions en chaîne prolongées. Nous avons tendance à penser dans un sens très proximal plutôt que systémique (chapitre un). Cela signifie que lorsque nous voyons une entreprise polluer une source d’approvisionnement en eau, blesser une population locale, nous avons tendance à blâmer la société, en ignorant les pressions structurelles plus importantes qui peuvent se produire au-delà de cette entreprise, la motivant voire la contraignant à polluer.

En fin de compte, lorsque nous retraçons les réactions systémiques en chaîne de nos problèmes sociaux les plus préjudiciables, nous finissons presque invariablement à la porte de l’économie. Si nous nous attendons à atteindre de nouveaux niveaux de prospérité, de paix et de justice sociale sur cette planète, tout en arrêtant ou en inversant de nombreuses tendances préjudiciables actuellement en cours, alors il est temps que nous commencions à élargir notre sens des possibilités. Si l’avenir n’a pas encore été vu, il est facile de dire qu’un scénario « les-affaires-continuent » ne peut conduire qu’à des problèmes sociaux croissants à ce stade de l’évolution sociale. Alors que nous avons vu de grands progrès au cours des 200 dernières années, la valeur de ces progrès est seulement aussi bien que notre capacité à les maintenir. Les tendances sociales et écologiques ne montrent pas un chemin vers la prospérité, mais un chemin vers la déstabilisation sociale et une crise globale de santé publique (chapitre cinq).

Je tiens à répéter que la véritable préoccupation aujourd’hui n’est pas morale, mais structurelle. Elle n’a pas grand-chose à voir avec l’intention générale des gens au jour le jour et tout à voir avec le cadre organisationnel de la société mondiale. Toutes les meilleures intentions dans le monde ne vont pas arrêter les problèmes existants et émergents tant que le cadre socio-économique actuel demeure inchangé. Ce que nous avons aujourd’hui, c’est un système social de plus en plus incompatible, s’opposant à un monde très différent de celui dont il a évolué. Bien qu’il soit commode de supposer que nous, les humains, aussi intelligents que nous soyons, adapterons naturellement la société à de nouvelles exigences, étant donné les tendances actuelles cela pourrait très bien ne pas être le cas. De la même manière que l’abolition de l’esclavage abject ou de l’apartheid ne s’est pas produite à travers une conversation polie et rationnelle, la marche vers l’égalité sociale et l’ajustement sociétal rationnel n’a jamais été fluide.

Comme nous le verrons plus loin, le caractère de notre système social favorise la préservation et l’élitisme (chapitre trois). La domination sociale et la facilitation du contrôle social et de l’oppression sont codifiées structurellement dans le système ; une fonction normative née de son éthique intrinsèquement compétitive, basée sur la rareté. Compte tenu de cela, les chances d’une quelconque transition facile sont minces. Car ceux qui ont beaucoup de pouvoir et de richesse, ceux qui ont été grandement récompensés par le système, rencontrent naturellement une dissonance cognitive avec l’idée de modifier le mécanisme même qui les a récompensés de façon si disproportionnée. Avec les mots de Frederick Douglass : « Le pouvoir ne concède rien sans une demande. Ça n’a jamais été et ça ne le sera jamais. Découvrez ce envers quoi les gens se soumettent tranquillement et vous avez trouvé la mesure exacte de l’injustice et du mal qui leur sera imposée… »

Par conséquent, la nécessité d’un mouvement social à l’échelle mondiale, avec des plans très spécifiques et stratégiques pour changer l’architecture sociale, est maintenant critique pour le progrès. Ces ajustements nécessaires ont déjà été clarifiés par les tendances modernes des moyens économiques ou productifs et par les révélations sociologiques et écologiques présentées par la science contemporaine. La forme de pensée sur les conditions préalables socio-économiques qui permettront un monde durable et socialement juste est pratiquement évident. La façon dont nous y arriverons-et si nous y arriverons à temps-est la question ultime.


Critique du New York Journal of Books

“Voici un livre pour tous ceux qui ont déjà remis en question la validité de la « guerre contre la drogue », de la « guerre contre la pauvreté » ou de toute autre tentative gouvernementale à résoudre les problèmes sociaux…”

Malgré les efforts des gouvernements, des ONG, des groupes religieux et d’autres organisations pour atténuer les problèmes de criminalité, de pauvreté et une myriade d’autres maladies sociales, ils restent avec nous, et croissent au lieu de diminuer. D’innombrables milliards de dollars ont été dépensés, avec des résultats minimes, le cas échéant.

Dans « Le nouveau mouvement des droits de l’homme : réinventer l’économie pour mettre fin à l’oppression », Peter Joseph offre une explication révolutionnaire et provocatrice de la situation. Autrement dit, ces problèmes sociaux ne peuvent être résolus tant que les problèmes systémiques qui les entraînent ne sont pas d’abord reconnus, puis abordés, mais cela n’est pas dans l’intérêt des déménageurs et des secoueurs du monde.

Dans ce livre, la vraie nature du système capitaliste, qui récompense les riches en pénalisant les pauvres et la classe ouvrière, est décrite avec des détails clairs et surprenants. La création artificielle de l’argent, qui encore une fois profite seulement à ceux qui la contrôlent, est expliquée. Les efforts de propagande de ceux qui sont aux commandes, pour convaincre la population de la gloire du « marché libre », à son propre détriment, sont décrits.

Comme l’explique Joseph avec des faits bien étudiés et soigneusement documentés, ceci n’est pas un phénomène nouveau. Au contraire, il remonte à la révolution dite néolithique, la transition d’une société de chasseurs-cueilleurs nomades à des activités agricoles et des établissements permanents. C’est avec cette transition sociale que le système de classe tel que nous le connaissons aujourd’hui est né.

Parce que la tradition du capitalisme et l’acceptation générale qu’il existe des populations distinctes qui « ont » et qui « n’ont pas » sont des concepts devenus plus enracinés, ils sont rarement interrogés. Dans ce livre, Joseph les interroge et arrive à des conclusions surprenantes.

En utilisant les faits historiques et l’écriture des économistes et des philosophes, M. Joseph amène logiquement le lecteur à travers les nombreuses connexions du capitalisme, fondamental à tant de maux sociaux, au racisme, au classisme, à la guerre, à la criminalité, à la pauvreté, à l’aliénation, à la dépression, etc.

Voici un livre pour tous ceux qui ont déjà remis en question la validité de la « guerre contre la drogue », la « guerre contre la pauvreté » ou toute autre tentative gouvernementale à résoudre les problèmes sociaux, et se demandent pourquoi, avec tant de temps et d’argent consacrés à ces « guerres », les niveaux de consommation de drogue restent constants, les niveaux de pauvreté augmentent, la criminalité urbaine se poursuit, les guerres impériales se développent, et tout autre problème ciblé soi-disant abordé ne se termine pas.

L’auteur explique que mettre fin à ces problèmes n’est pas dans l’intérêt du capitalisme ; les prisons à but lucratif ont besoin de plus de prisonniers, les pauvres doivent rester pauvres afin de travailler pour des bas salaires, et les fabricants d’armes ont besoin de la guerre pour que leurs produits puissent être vendus aux gouvernements du monde entier, en profitant à quelques-uns aux dépens des nombreux.

Joseph, fondateur et président du Mouvement Zeitgeist, n’est pas un prophète de la fatalité ; tout en énonçant clairement les nombreux défis de la vie moderne, dont la plupart ont leurs fondements dans des philosophies vieilles de milliers d’années, il propose des mesures spécifiques qui peuvent être prises pour atténuer tous les problèmes que le capitalisme crée.

Le nouveau mouvement des droits de l’homme : réinventer l’économie pour finir l’oppression, est un livre pour notre temps, et celui qui devrait être requis de lire dans toutes les universités du monde. Les étudiants, probablement pour la première fois, devront remettre en question la plupart des hypothèses avec lesquelles ils ont grandi. Cela permettra aux futurs leaders de sortir des rôles traditionnels qui ne fonctionnent vraisemblablement pas.

Les étudiants universitaires du tiers-monde en bénéficieront également, en apprenant les fondements des systèmes qui ont relégué leurs nations à la pauvreté. Ils savent peut-être par une triste expérience que l’aide étrangère vient toujours avec des liens attachés, des liens qui, lorsqu’on les remonte, ont un nœud à la fin. Ce livre explique pourquoi, et comment cela peut être changé.

Ce livre est une lecture fascinante et d’une importance vitale pour quiconque est fatigué du statu quo, cherche à comprendre pourquoi il est tellement ancré et veut faire quelque chose à ce sujet.

Lire l’original : http://www.nyjournalofbooks.com/book-review/new-human-rights


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